mardi 22 décembre 2015

Jean-Michel Basquiat ( HAPPY BIRTHDAY)

BIOGRAPHIE

Jean-Michel Basquiat nait à New York à Brooklyn le 22 décembre 1960. Sa mère Matilde est new-yorkaise d'origine portoricaine, et son père Gérard est d'origine haïtienne. Jean-Michel a deux jeunes sœurs : Lisane, née en 1964, et Jeanine née en 1967. Enfant précoce, Basquiat apprend à lire et à écrire à l'âge de quatre ans et parle couramment trois langues à l'âge de huit ans. Sa mère, qui est sensible à l'art, emmène régulièrement le jeune Jean-Michel au MoMA, et l'encourage à développer ses talents de dessinateur.

En septembre 1968, alors âgé de sept ans, Basquiat est percuté par une voiture alors qu'il joue dans la rue avec ses amis. Il est blessé au bras et souffre de lésions internes qui nécessitent l'ablation de la rate. Pendant sa convalescence à l'hôpital, sa mère lui fait cadeau d'un livre d'anatomie intitulé Henry Gray's Anatomy of the Human Body (ou plus communément Gray's Anatomy). Cet ouvrage influencera fortement l'artiste dans la première partie de son œuvre ; il s'en inspira aussi plus tard pour baptiser son groupe de musique Gray.

Jean-Michel Basquiat est connu pour ses peintures "primitivistes" qui font aujourd'hui partie des collections de nombreux musées partout dans le monde et pour sa collaboration avec l'artiste pop Andy Warhol.

Ses thèmes favoris – Hitchcock, Nixon, la guerre, les voitures, les armes – ses musiques de référence – West Side Story, Round about Midnight – ainsi que ses activités – la vente de carte postales et de sweat shirts illustrés - le rapprochent d’une forme de culture populaire extrêmement vivace dans le New York des années 1970 : les graffitis du métro. Organisés en une société hiérarchisée (et très fortement machiste), les auteurs des tags doivent franchir toutes sortes d’épreuves avant de pouvoir inscrire en toute illégalité, le nom qu’il se sont choisi. Apparemment Basquiat fait connaître très vite son patronyme : le nom de Samo (pour Same Old Shit), qu’il accompagne d’une couronne et du signe copyright. Avec son ami Al Diaz, leurs créations transmettent des messages anti-système, anti-religion et anti-politique.

C’est dans l’atelier de Li Kignodesse qu’il réalisera sa première toile, en 1979. En juin 1980, Basquiat gagne en notoriété grâce à sa participation au Times Square Show, une exposition collective d'artistes commanditée par Colab and Fashion Moda.

Après l'apparition de son travail dans le Times Square Show en 1980, Basquiat a sa première exposition solo à la galerie Annina Nosei de SoHo (1982). En 1981, René Ricard avait publié un article élogieux intitulé The Radiant Child (l'Enfant Radieux) dans le magazine Artforum, propulsant la carrière de Basquiat. En 1982 il a donc six expositions individuelles dans le monde et devient l'artiste le plus jeune à participer à la Documenta de Kassel. C'est à cette époque que Jean-Michel Basquiat crée et établit son motif emblématique, une figure noire, héroïque, portant une couronne en trois pointes.

La popularité de Basquiat coïncide avec l'arrivée, à New York, du mouvement néo-expressionniste allemand, représenté par des artistes tels que Keith Haring, Barbara Kruger, Julian Schnabel ou David Salle. Basquiat commence à exposer régulièrement à leurs côtés, s'inscrivant dans une réaction contre la domination du conceptualisme et du minimalisme.

Parallèlement Basquiat rencontre au début des années 1980 Andy Warhol, avec qui il a collaboré intensivement et a lié une forte amitié. Ils créent ensemble des séries comme Ten Punching Bags (Last Supper) (1985-86). Warhol peint sur le support et Basquiat ajoute des couches de peinture dessus. En 1985, Basquiat fait la couverture du The New York Times Magazine, qui le déclare l'artiste le plus prometteur des années 1980. Il meurt d'une overdose de cocaïne et d'héroïne en 1988.
Son art, souvent décrit incorrectement comme naïf ou courageux d'un point de vue ethnique, se situe dans la lignée d'artistes comme Jean Dubuffet ou Cy Twombly.

Selon ses proches ils auraient surement fait, si il était toujours en vie, du cinéma, toujours par amour pour des toiles de plus en plus grandes.
Keith Haring affirmera en 1983 qu’il a “fait la seconde révolution de l’art New Yorkais après l’affirmation des femmes dans la peinture”.

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